Mercredi 9 avril, 2014
2_ LE CHRIST ET LA LOI DE MOÏSE

 

Les impôts


Comme nous l’avons vu dans la leçon de la semaine dernière, la loi de Moïse était faite d’éléments civiques et cérémonielles. L’aspect cérémoniel signifie que le temple était au cœur de la vie religieuse juive. En fait au premier siècle, le temple était probablement la seule structure restante qui pouvait donner aux juifs un sentiment d’identité nationale.

Le temple qui se dressait à Jérusalem subissait des rénovations durant le ministère de Jésus. Hérode le Grand avait initié ce projet grandiose vers l’an 20 de notre ère, et il ne devait s’achever qu’en l’an 66. Voyant combien de nombreux juifs étaient attachés à leur foi, les Romains permirent à ces derniers de collecter leurs propres impôts afin de couvrir les frais occasionnés par l’entretien du temple. Tout homme juif âgé de plus de vingt ans devait s’acquitter du paiement de l’impôt, soit un demi-shekel indépendamment de son statut économique. (Ex 30.13, 38.26).

Lisez Matthieu 17.24-27

Que voulait dire Jésus quand il a déclaré : « Pour que nous ne les scandalisions pas » (Colombe) ? Quel principe se trouve exprimé ici, principe que l’on devait également appliquer dans notre propre vie ?

Il semble que les collecteurs d’impôts voyageaient dans les provinces pour s’assurer que tout homme remplissait son obligation légale. La réponse initiale de Pierre aux collecteurs d’impôts donne l’impression que Jésus payait régulièrement ses impôts (Mt 17.24, 25). Pourtant, en tant que fils de Dieu, Jésus semble remettre en cause la pertinence de cet impôt en vue de l’entretien de la maison de son Père.

« Si Jésus avait payé le tribut sans une protestation, il eut virtuellement reconnu le bien-fondé de cette réclamation [qu’il était dans l’obligation de payer] et inflige un démenti à sa divinité. Mais tout en jugeant pouvoir consenti à la demande, il lui déniait toute légitimité. En pourvoyant au paiement du tribut il donna une preuve de son divin caractère. Il montrait qu’il était un avec le Père et par conséquent dispense de l’impôt auquel étaient soumis tous les sujets du royaume. » Ellen White, Jésus-Christ, p. 430.

Néanmoins, Jésus a choisi de se soumettre aux autorités et a demandé à Pierre d’aller récupérer l’impôt dans la bouche du premier poisson qu’il pêcherait. Le shekel qui se trouvait dans la bouche du poisson suffisait à couvrir le montant de l’impôt pour Jésus et pour Pierre.

Jésus a payé l’impôt pour le temple tout en sachant pertinemment que le magnifique édifice allait bientôt être détruit (Mt 24.1, 2). Qu’est-ce que cela nous dit sur nos obligations et fidélité dans nos dîmes et nos offrandes, quels que soient les problèmes que nous croyons avoir ?